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BIO

Orientation 

Artiste multimédia, documentariste et graphiste, Iga Vandenhove (France, 1989) vit et travaille entre la France et les différents pays où l'amènent ses projets. (Arménie, Iran, Amérique du Sud...)

Elle fait de l'exploration du terrain et de l'aventure une matière créative surgie du réel à l'innombrable potentiel narratif, questionnant ainsi la frontière entre le réel et la fiction, l'histoire et le récit et par là même notre manière de nous relier au monde. Éprouver le terrain devient le terreau d'interactions, d'histoires possibles à créer avec l'environnement; le médium révélateur d'autres mondes, d'autres vivants, d'autres existences. Elle s'appuie souvent sur la polysémie sonore et visuelle pour parler des innombrables manières de se relier au monde et de la manière qu'on a de le "traverser" ou de se laisser "traverser". Elle sonde ainsi le rôle que jouent nos imaginaires dans l’appréhension de ce qui nous entoure et dans nos relations intersubjectives invitant à élargir le spectre de nos perceptions. Elle fait notamment du sonore et de la parole les vecteurs d'une expression sensible du monde, comme un acte de présence d'autres récits possibles. Elle s'intéresse au rapport entre les contextes naturels et urbains, à la perception, aux mythes collectifs et aux croyances personnelles ainsi qu'à leurs interprétations. Elle aime créer "ensemble" par des démarches souvent collaboratives avec des individus ou des groupes, faisant de l'écoute, de l'observation et de la création une manière de s'unir et de se connecter au monde tout en ouvrant la porte à un espace d'expression et de dialogue.

Plus en détail

Après des études de graphisme, c’est au cours d’une formation en écriture et réalisation documentaire qu’elle réalise en 2015 son premier court-métrage, Les seigneurs, qui s’intéresse à l’attente d’adolescents migrants lors de la période d’instruction de leurs dossiers. Dans la continuité de ce documentaire, Les madeleines sonores (2016-2019), installation sonore née d’un travail avec de jeunes migrants, fait du médium sonore le vecteur d’expression d’une mémoire sensorielle, reliant prise de son et prise de parole. Curieuse de l’appropriation des moyens d’expression et d’une démocratisation culturelle active et activiste, elle réalise en 2020 pour la compagnie L'Île de la Tortue une série de podcasts autour des Clameuses, groupe de spectatrices de Clichy-sous-Bois autoproclamées critiques théâtrales. Iga Vandenhove travaille également à des projets de documentaires audiovisuels, dont Northern Avenue (en cours), tourné en Arménie, qui interroge la mémoire collective d’un lieu, en associant médium photographique et phonographique. Son dernier projet en date, Echap, pièce sonore co-écrite avec Noémie Fargier et Vanessa Vudo, exclusivement réalisée à partir d'enregistrements de terrains captés de part le monde, navigue entre territoires réels et imaginaires, sondant les espaces de liberté possibles dans une société de plus en plus standardisée.

 

Ses travaux ont été exposés plusieurs fois lors de festivals. Pour ses derniers projets en date, Echap a été récemment sélectionné et bientôt diffusé au Festival Longueur d'Ondes, Les Clameuses ont été relayées par la presse nationale.

En ce moment, elle s'intéresse particulièrement aux liens entretenus au vivant en développant un pan de sa pratique de field recording dans des écosystèmes singuliers et lors d'activités d'aventure (ski, escalade, alpinisme, trekking), explorant les interactions entre un milieu et ce qui l'habite ou le traverse.